L'@ide-Mémoire Cinéma

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★☆☆  La Femme perdue
 
Jean Choux / 1942 / France

 

Avec : Renée Saint-Cyr (Marie Vidal), Jean Murat (Pierre Valin), Jean Galland (l’abbé Munier), Roger Duchesne (Jean Dubart, le marin), Marguerite Pierry (Tante Sophie), Myno Burney (Adrienne), Catherine Fonteney (Thérèse Valin, la mère de Pierre), Pierre Labry (le patron de l’auberge), Lise Donat, Frédéric Mariotti (Martin, le quartier-maître), Lise Florelly (la cuisinière), France Ellys (Louise Vidal, la mère de Marie), Lina Roxa (n’apparaît pas dans les copies actuellement visibles), Jean Rigaux (Grabouille), Andréa Lambert (Madeleine ?), Georges Guétary (le chanteur au cabaret), Clary Monthal (la bonne), René Bourbon (Lautier, l’ami de Pierre Valin), la petite Monique Dubois (Jeannette), Palmyre Levasseur (la patronne de l’auberge), Marfa Dhervilly (la dame curieuse), Albert Broquin (le clochard), Maxime Fabert (le contrôleur), Roger Vincent (le serveur),  Violette France.


Beau sujet mélodramatique à souhait, ce au sens noble du terme, gâché par une fin à la fois grotesque et édifiante, sur fond de sacrifices et de prêchi-prêchas. Au moment où l’ensemble devrait décoller vers le sublime, le film verse dans une succession de cadrages appuyés et de dialogues redondants, mal défendus par des interprètes ayant à l’unisson brusquement décidé de jouer la sincérité en plein (trop). Avec malgré tout, en guise de lot de consolation, la présence conjointe, à l’affiche, de Myno Burney, juste et précise, de France Ellys, étonnante – une fois de plus – dans un contre-emploi inattendu, de Marguerite Pierry, fidèle à elle-même, de Catherine Fonteney, exceptionnellement juste et sobre, de Lise Florelly, truculente mais jamais caricaturale, de Palmyre Levasseur, de Labry, de Mariotti, de Broquin… Les prestations sont belles, dès qu’elles ne reposent pas sur l’excès de conviction au piège duquel Saint-Cyr, Murat, Duchesne et Galland se laissent prendre sur la dernière ligne droite, la photo est tout aussi remarquable, l’ensemble aurait gagné à davantage de simplicité comme de modestie. Les succès populaires qui firent illusion en leur temps font souvent les chromos les plus démodés, et de ce strict point de vue, La Femme perdue ne déroge pas à la règle.

  


© Armel De Lorme / L’@ide-Mémoire, 2016-2018.


Version remaniée de deux textes extrait de l’Encyclopédie des Longs-Métrages français 1929-1979 - Volume XVI (Armel De Lorme, L’@ide-Mémoire, 2016). Toute reproduction, même partielle, reste soumise à l'accord écrit des auteur et éditeur.


Photo : Renée Saint-Cyr, D.R.