L'@ide-Mémoire

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★★☆  Dupont Barbès
 
Henry Lepage / 1951 / France

 

Avec : Madeleine Lebeau (Madeleine, dite Malou), Henri Vilbert (M. Archibald), Pierre Louis (Henri), Yves Furet (Bobby), Lysiane Rey (Boule de Gomme), Claude Larue (Radis Rose), Philippe Olive (M Édouard), Jane Marken (Mme Antonine), Jacqueline Noëlle (Lise), Corinne Aix, Mag Avril, Robert Balpo, Claude Berjac, Yvonne Dany, Gérard Darrieu, Lucien Desagneaux, Robert Dock, Nicole Gaillard, Michel Garland, Henri Guégan, Christian Lude, Michel Nastorg, Maryse Paillet, Martine Reynaud, Noël Robert, Jean Sylvain, Lise Voltère....



D’un scénario en béton armé, Henry Lepage ne parvient qu’à tirer qu’un mélodrame agréable et ronronnant aux allures de vrai-faux documentaire, platement filmé, pas très bien monté et traînant exagérément en longueur. Dupont Barbès est à l’image de sa principale interprète, Madeleine Lebeau (cinégénie à géométrie variable et qualités dramatiques en rapport), actrice bien trop inégale pour porter près de deux heures durant un personnage aussi réussi, sur le papier, que celui de Malou. Les mêmes qualités et les mêmes défauts se retrouvent chez Vilbert et chez Pierre Louis, capables l’un et l’autre du meilleur comme du pire. Yves Furet, pour ne pas changer, se montre exécrable de bout en bout, l’horreur culminant l’espace d’une séquence de cuite encore plus mal jouée que la scène d’éthylisme de Gérard Philipe dans Les Orgueilleux, tout au long de laquelle on se demande s’il a jamais pris une cuite de son existence. Les comparses, en revanche, sont parfaitement à leur place, de Philippe Olive à Christian Lude, de Claude Larue à Jacqueline Noëlle, le premier prix revenant assurément à Jane Marken, drolatique mais ferme (et inversement), le prix d’excellence à Lysiane Rey, impeccable dans la rosserie, sublime dans le tragique, qui constitue, du début à la fin, l’atout-charme d’un film qui aurait dû, en tout état de cause, en avoir davantage. Il eût probablement fallu pour ce faire un quatuor de têtes d’affiche un peu plus solide (ou moins bringuebalant, c’est selon), un découpage à la fois plus adroit et moins répétitif, et une mise en scène censément plus nerveuse. Mais Henry Lepage en était-il capable ? Il faut croire que non.



© Armel De Lorme / L’@ide-Mémoire, novembre 2018. Toute reproduction, même partielle, reste soumise à l'accord écrit des auteur et éditeur.