L'@ide-Mémoire Cinéma

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★★☆  Du haut en bas
 
Georg Wilhelm Pabst / 1933 / France-Allemagne

 

Avec : Jean Gabin (Charles Boulla), Mauricet (Henri Binder), Michel Simon (Me Podeletz), Jeannine Crispin (Marie de Felster), Micheline Bernard (Milly), Pauline Carton (Mme Kreuzbein, la couturière à domicile), Christiane Delyne (Résy, la bonne), Denysis, Catherine Hessling (Paula, la patronne), Margo Lion (Liliane Binder), Milly Mathis (Poldi, la cuisinière), Peter Lorre (le mendiant), Pierre Labry (Adolphe), Jacques Lerner (Miro), Léon Morton (le concierge), Pitouto (Bretzel, le balayeur), Wladimir Sokoloff [= Vladimir Sokoloff] (M. Berger), Max Lerel (le monsieur binoclard), Olga Muriel [= Ariane Borg] (la postulante).


Chronique, dans l’Allemagne des années 1930, d’un immeuble des quartiers modestes, peuplé d’individus hautement pittoresques… Le clochard fait recoudre son pantalon par la couturière à domicile, qui façonne les robes de la patronne du bistrot, qui soupire après le neveu du concierge, qui ne qui ne vit que pour le football et en pince secrètement pour Marie, la nouvelle femme de chambre de la baronne, dont la grosse cuisinière, qui a de l’argent de côté, roucoule chaque fois qu’elle croise le vieil avocat tombé dans la dèche. Afin de procurer sa place à Marie, qui se trouve être à la fois jeune diplômée sans emploi et aristocrate, le brave Monsieur Berger a utilisé un ancien certificat de travail au nom d’une aventurière, voleuse et apatride. Lorsqu’elle apprend que son bienfaiteur vient de lui dégoter un poste d’enseignante à Salzbourg, Marie annonce d’autant plus volontiers sa démission sans préavis à la baronne que le baron l’a courtisée avec beaucoup d’insistance depuis son engagement. Mais voilà qu’on l’accuse, à cause du fameux certificat, d’être une voleuse. Charles intervient à point nommé pour lui sauver la mise, avant de lui promettre d’aller la retrouver à Salzbourg, à la faveur du prochain match de foot qui le conduira là-bas. Quelques mois plus tard, les locataires apprennent le mariage des deux jeunes gens via la TSF, avant de courir assister, dans la cour de l’immeuble à celui de la cuisinière et de l’avocat.


Chronique, dans l’Allemagne des années 1930, d’un immeuble des quartiers modestes, peuplé d’individus hautement pittoresques… Le clochard fait recoudre son pantalon par la couturière à domicile, qui façonne les robes de la patronne du bistrot, qui soupire après le neveu du concierge, qui ne qui ne vit que pour le football et en pince secrètement pour Marie, la nouvelle femme de chambre de la baronne, dont la grosse cuisinière, qui a de l’argent de côté, roucoule chaque fois qu’elle croise le vieil avocat tombé dans la dèche… Afin de procurer la place convoitée à Marie, qui se trouve être à la fois jeune diplômée sans emploi et aristocrate sans fortune, le brave Monsieur Berger a utilisé un ancien certificat de travail au nom d’une aventurière, voleuse et apatride. Lorsqu’elle apprend que son bienfaiteur vient de lui dégoter un poste d’enseignante à Salzburg, Marie annonce d’autant plus volontiers sa démission sans préavis à la baronne que le baron l’a courtisée avec beaucoup d’insistance depuis son engagement. Mais voilà qu’on l’accuse, à cause du fameux certificat, d’être une voleuse. Charles intervient à point nommé pour lui sauver la mise, avant de lui promettre d’aller la retrouver à Salzburg, à la faveur du prochain match de foot qui le conduira là-bas. Quelques mois plus tard, les locataires apprennent le mariage des deux jeunes gens via la TSF, avant de courir assister, dans la cour de l’immeuble à celui de la cuisinière et de l’avocat.


Long-métrage de transition (et de commande ?) dans la filmographie de Pabst, marquant une sorte de césure entre les chefs-d’œuvre (nombreux) du Muet et des débuts du Parlant et les réalisation en monde « pompier » de la seconde moitié des années 1930. Pabst cinéaste multiplie jusqu’à plus soif des panoramiques se voulant spectaculaires, mais dont pas un n’égale ceux de Litvak au début de Cœur de Lilas (1931). Pabst directeur tire un parti optimal de la sûreté de jeu de Gabin, de l’autorité souveraine de Michel Simon, de l’étrangeté de Peter Lorre, en transit pour Hollywood, de la probité à toute épreuve de Sokoloff, de la truculence de Milly Mathis ou des arrière-plans mieux quadroits de Margo Lion, mais passe en revanche à côté du potentiel (bien réel) de ses autres interprètes, un peu et même beaucoup sacrifiés par le scénario. Jeannine Crispin, corsetée par son personnage, Pauline Carton, pas spécialement bien dirigée et contrainte de se fier à son seul métier, Christiane Delyne, distribuée dans un simili-rôle de bonniche exagérément bécasse, font ce qu’elles peuvent, sans pouvoir beaucoup : regrettable. Et Catherine Hessling, sur le point de raccrocher, se montre toujours aussi exécrable que du temps révolu de sa splendeur, il est vrai très relative ! Si Du haut en bas, pris dans sa globalité, reste un film plaisant, il le doit en très grande partie à la façon, plutôt maligne, dont Pabst parvient à retourner certaines situations, comme le vrai-faux suicide de Michel Simon, facétieux et jubilatoire pendu d’opérette, ou les excuses pour le moins inattendues de la baronne Margo Lion à son ex-employée Jeannine Crispin. Mais l’on reste en permanence au niveau de l’anecdote, et, sur le terrain de la chronique chorale, l’ensemble ne parvient jamais à égaler, les autrement plus aboutis Jeunes Filles de Paris (Claude Vermorel, 1936) ou Derrière la façade (Yves Mirande & Georges Lacombe, 1939).


© Armel De Lorme / L’@ide-Mémoire, novembre 2019. Toute reproduction, même partielle, reste soumise à l'accord écrit des auteur et éditeur.