L'@ide-Mémoire Cinéma

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★★★   Le Clair de terre
 
Guy Gilles / 1969 / France

 

1969. France. PR : Jacques Portet. RÉ : Guy Gilles. SC & DIAL : Guy Gilles. IM : Guy Gilles & Philippe Rousselot (Couleur). CAD : Marc Sator. SON : Roger Leclerc (Enregistrement Le Poste Parisien). MIX : Louis Perrin. MUS : Jean-Pierre Stora. ARR MUS & DIR MUS : Myckey Nicolas. ÉD MUS : Éditions SIMEPP. CHAN : la chanson Le Temps perdu (paroles de Manouchka & musique de Jean-Pierre Stora) est interprétée par Hervé Vilard, la chanson Les Mots nouveaux est interprétée par Lucienne Boyer, la chanson Sous les toits de Paris est interprétée par Albert Préjean, la chanson La Caissière du Grand Café est successivement interprétée par Jeannette Batti & par Sybil Sorel, la chanson Le Garçon de café est interprétée par Marthe Villalonga & Jacques Portet. MONT : Jean-Pierre Desfosse. ASS MONT : Anne Rulier. COST : Mine Vergez. MAQ : Gisèle Jacquin. RÉG GÉN : Charlotte Fraisse. DIR PR : Jean-Loup Puzenat. ADM PR : Charles Casanova. SECR PR : Denise Henry. PR : Albertine Films. DIST : Les Films 13. EXT : Paris (dont quartier du Marais, place des Vosges, rue de Rivoli, pont des Arts, quartier de Pigalle) & région parisienne, Deauville (Calvados), Tunis & Sidi Bou Saïd (Tunisie). TIR : Laboratoires Éclair. GÉNÉR : Équipe Arcady. DÉB : 05/07/1969. FIN : 15/09/1969. PP : 18/11/1970. DUR : 105 mn. VISA : 35.981. Titre alternatif : Algers, les oublis.


AVEC : Edwige Feuillère (Simone Larivière), Annie Girardot (Maria), Patrick Jouané (Pierre Brumeu, dit Pierrot & la mariée dans la séquence du rêve), Élina Labourdette (la guide), Jacques Zanetti (Michel, l’ami de Pierre), Carole Lange (Jeanne), Roger Hanin (Louis Brumeu, le père de Pierre), Micheline Presles [= Micheline Presles] (l’antiquaire), Jacques François (l’éditeur), Lucienne Boyer (la chanteuse), Jacques Portet (Maurice Garcia), Marthe Villalonga (Gaby Garcia, la sœur de Maurice), Jeannette Batti (la femme en robe bleue), Sybil Sorel (la femme en robe orange), Paula Valmond (la patronne du bistrot de Pigalle), Jean-Jacques Fourgeaud (l’ancien gigolo), Michèle Baker (la jeune femme en robe rose), Jean-Pierre Malagrida, Sophie Carpio, les deux Abdlatif (les deux jeunes Abdoulatif), Denise Noël (la visiteuse au Musée de la Céramique, rôle intégralement coupé au montage), Marisa Caballero, Mohamed Zribi, les familles D’Angelo, Casanova & Sator, Grégoire Gromoff (le touriste), Marie Marc (la cliente du coiffeur),  Tilly Rozoum (la passante croisant Pierre rue de Rivoli & la voisine qui s’épile),  Blédor (le chanteur au café), Christian Casanova (le marin).


Pierre Brumeu, 21 ans, n’en peut plus de Paris en été, de son père, qui donne des leçons de violon à domicile et qui vit beaucoup trop dans le souvenir pérenne d’une épouse prématurément disparue pour pouvoir envisager de nouer un vrai dialogue avec son fils, de son quotidien, surtout, de gigolo à la petite semaine, passant sans état d’âme aucun de femmes antiquaires cougars avant l’heure à de vieillissants et chauves éditeurs près de leurs sous. Pierre n’a que deux amis, Jeanne, étudiante timide et secrète, et le beau Michel, mais aucun des deux ne le connaît vraiment. Sa décision de quitter Paris prise, validée et rendue possible grâce à l’argent que lui ont laissé sa cougar et son micheton, Pierre profite de sa dernière soirée dans la capitale pour lever un pan du voile, le concernant, auprès de Michel, entraîné par ses soins dans un bistrot du vieux Pigalle peuplé de déclassés et d’apprentis tapins en quête de vieux messieurs compréhensifs. Après un détour par la Normandie, où il rend visite à une amie trentenaire, Maria, vivant elle aussi – un peu à l’image de son propre père – de leçons de musique tout en cultivant le souvenir d’un compagnon défunt, le jeune homme s’embarque pour la Tunisie, où il a vu le jour – de parents pieds noirs algériens – et qu’il a quittée à l’âge de six ans, peu après la disparition prématurée de sa mère, violoniste à l’Opéra de Tunis. Lors de la traversée en bateau, Pierre fait la connaissance de Maurice Garcia, Français effectuant ses études supérieures à Paris, mais dont la famille n’a jamais quitté le sud tunisien. Arrivé à Tunis, le jeune homme se plonge dans un océan de soleil, d’embruns et de senteurs diverses, observe les gens qu’il croise ça et là, et retrouve sans difficulté Mme Larivière, institutrice à la retraite depuis peu et qui, à l’inverse de nombreux « frankaouis » n’a jamais voulu retourner en métropole après l’indépendance....

Version remaniée d’un texte extrait de l’Encyclopédie des Longs-Métrages français 1929-1979 - Volume VII (Armel De Lorme, L’@ide-Mémoire Cinéma, 2012). Toute reproduction même partielle interdite, sauf autorisation écrite des auteur et éditeur.